Au-delà de la bipolarité, la dépression et l’hypersensibilité

Dans le soleil matinal au-dessus du petit village construit sur la côte ouest de l’île où nous habitons, en région subtropicale, cette fin de semaine, mon mari et moi nous partagions nos réflexions sur différentes approches abordant la psychologie humaine, un domaine où évolue un système d’aide en constante adaptation pour l’individu qui se trouve dans des conditions de vie toujours changeantes à l’intérieur des sociétés et à travers le temps.

Lorsque l’on aborde les états de la psyché humaine par les moyens modernes du milieu de la santé, de nouvelles maladies apparaissent, comme l’hypersensibilité, la bipolarité et la dépression. Des maux qui surgissent dans le temps, suivant les circonstances actuelles de la vie moderne, pour identifier au fond les mêmes faiblesses que l’être humain peut rencontrer, finalement, depuis toujours.

Dans ma démarche personnelle, interpellée par la difficulté à atteindre la paix, l’amour et le bonheur, j’en suis venue à cette constatation devant le simple fait qu’avant d’être en mesure de vivre un état interne durable et spirituellement équilibré, une personne est continuellement confrontée à des états de déséquilibre. À proprement parlé, il ne s’agit pas tant de déséquilibre interne, il s’agit surtout d’un manque à l’intérieur de soi de plusieurs parties amenant la naissance de ce qui est l’Être interne véritable et spirituel au travers duquel il nous est possible de cultiver de façon durable et permanente la paix, l’amour et le bonheur.

La connaissance ancienne (révélée par l’auteur Belsebuub et sa femme Angela, voir leur site belsebuub.com) explique que l’équilibre se trouve dans l’instant présent. Là où ce qui se passe à l’intérieur de soi, comme à l’extérieur, peut être observé dans un état d’éveil volontaire. Consciemment, nous devenons capables de sortir des états internes indésirables qui nourrissent la confusion, l’égarement, la fatigue, l’irritabilité, etc…

Comme l’explique cette sagesse ancienne, la grande majorité des états internes sont vécus de manière inconsciente. L’état normal d’«être» est un mélange continuel d’états internes inconscients très divers qui maintient une personne dans une somnolence de la conscience; ces états indésirables puisent leur force dans l’énergie qu’une personne possède chaque jour et grossissent. Si quelqu’un veut, à la place, faire croître le pourcentage de base de sa conscience, l’effort à se réveiller à chaque instant est nécessaire et incontournable.

Pour moi, lorsque l’on a à identifier pour soi-même une maladie, c’est déjà un début vers la libération de la souffrance. Lorsque l’on arrive à comprendre le fonctionnement à l’intérieur de soi de cette maladie et sortir de l’état de victime dans lequel celle-ci nous maintient, la guérison peut devenir possible. Lorsque l’on intègre l’état dit normal par la psychologie moderne d’une personne considérée en santé, on est encore tenu dans un effet de balancier des émotions, du bavardage mental, des gestes automates, des potentielles impulsions sexuels incontrôlables, des multiples peurs instinctives, des dépendances aux jeux, à la télé, aux réseaux sociaux, à la toxicomanie et autres, comme la dépendance affective, la peur d’être seul, etc… Donc, dans l’état dit «normal», une personne est encore tout à fait fragile, très loin de l’état stable d’équilibre interne où un travail profond sur soi, volontaire et spirituel, peut progressivement mener.

L’éveil spirituel n’est pas une activité de la vie en marge des autres importantes, c’est ce que tout le monde cherche à atteindre: le chemin qui mène à la paix, l’amour et au bonheur, durables et permanents. Ceux qui peuvent penser que ce but est une utopie, qu’ils me disent que la souffrance en est une, je leur répondrai : Si la souffrance existe, elle est là en fait, pour nous montrer constamment qu’il existe autre chose.

Ce matin-là, en prenant mon café au soleil, avec mon mari en train de naviguer sur le net à lire les nouvelles dans le monde, je me suis surprise de n’avoir pas encore su complètement intégrer dans mes mots cette expérience d’immersion sublime de félicité qui m’est arrivé quand, en état d’éveil, je suis entrée dans un nouveau plan pour moi, de conscience pure, expérimentée pendant quelques minutes éternelles, il y a dix ans. Cette expérience à scinder ma vie en deux: l’avant et l’après. L’entrainement aux techniques de méditation par la connaissance de la psychologie ancienne et l’engagement à une étude interne profonde sur moi-même me permet d’atteindre beaucoup plus que ce moment de félicité, déjà exceptionnel. Cela m’ouvre aussi à des possibilités inestimables, telles qu’elles révèlent une ampleur formidable à ma vie. Il en découle une responsabilité. Celle de témoigner qu’il existe une partie plus vaste du monde que ce plan éphémère qu’est la dimension physique, auquel nous nous identifions tant. Par manque de connaissance d’autre chose.

Depuis ce temps, je sais qu’au-delà des soins à lutter contre les maladies, il y a aussi ce travail interne profond et spirituel, pour quelqu’un qui veut vraiment atteindre la paix, l’amour et le bonheur, de façon durable et permanente à l’intérieur de soi.

Copyright © 12 mai 2015. Rév. le 30 mars 2018. Emmanuelle Dubarle. Tous droits réservés.