Atman, le Verbe, l’«Esprit Saint» s’est dressé contre ma tête, mon Cœur, mes tripes et ma Foi

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Sous le signe du soleil: Au printemps 2008, à Montréal, chez une amie qui m’hébergeait, j’ai perdu dans le temps d’une fraction de seconde le détachement sur ce que je vivais dans mon cœur et je sentais se ramasser de grandes forces en moi pour faire volte-face aux difficiles décisions que j’eus à prendre, quelques mois au paravant.

Ma tête, mon cœur, mon corps et ma foi s’alliaient ensemble d’un seul coup pour aller sauver le plus fidèle, le plus admirable, le plus serviable des Cupidons. Cet ange mortel unique qui fut celui-là, jamais n’avait faillit durant les 7 ans qu’il nous servait et grandissait toujours. Encore vivant, il était là, malheureusement sur le banc des accusés, en train d’être jugé et maintenant sur le point d’être mis à mort. Depuis 9 mois qu’il était retenu prisonnier, le temps de son jugement arrivait bientôt à sa fin. Il me regardait, sans reproche, un ange, terriblement divin, calme, d’une pureté immaculée.

À ce moment précis, la vue de sa mise à mort imminente était à ce point insupportable pour moi que je me suis levée et allais plus loin chercher un peu de paix et réconfort. Je me sentais mourrir avec lui. Tout ce qui m’élevait à la vie allait être détruit avec lui. Et sa mort imminente résonnait comme une injustice indescriptible. J’étais sur le point de vouloir me battre à tout prix pour recouvrir la justice.

Mon amie était proche de moi, me suivait et cherchait les mots pour apaiser ma peine.

Lorsque je me suis appuyée contre la table, une voix saisissante, claire, apparue avec fermeté, elle ne me prit pas par surprise. Je me suis immobilisée, à l’écoute… quelqu’un parlait à mon oreille, tout proche de moi.

 

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La voix m’assura qu’il devait mourir. Je répondis en moi à quel point je ne pouvais le supporter.

La voix semblait entendre et me demanda de regarder où me mènerait chacun des scénarios possibles pour aller le sauver.

Je me lançais dans une analyse vive et rapide de tous les scénarios que ma tête, mon coeur, mon corps, ma foi me montraient. Tous me précipitaient dans des difficultés, de la douleur, des souffrances, de la raillerie des autres et surtout de celui à cause de qui l’ange de l’amour devait mourir. Tous me menaient en enfer, à la dérision, au chaos, finalement à la déchéance. Au bout de cet acharnement sans fin, la menace était d’être projetée dans un tourbillon impitoyable d’une mort prématurée.

La voix acquiesçait en répondant, pleine de bonté, sensible et douce, de cette fermeté sans dureté ni brutalité, commandant le réconfort, elle me dit simplement:

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«Suis moi.

-Pourquoi je te suivrais, toi, alors que je n’aurais pas le droit de suivre mon cœur? ma tête? mes tripes? ni même ma foi? Qui es-tu?

-Je suis le seul qui peut te sortir de cette situation. Là où je t’amène, c’est droit devant toi. Sur le chemin en avant. Le droit chemin. Où l’on trouve le sens des choses. Le chemin du bon sens.

Je suis en toi, mais je suis différent de toi. Je suis au-delà de toi. Je suis la Voix. Je suis la Voie À Suivre.

Ta tête est pleine de raisons sans bon sens qui te tirent dans de mauvaises directions.

Ton cœur est comme un cheval sauvage, si tu le monte aujourd’hui, il te précipitera avec lui dans un précipice sans fond.

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Ton corps est la proie d’un désir sans borne qui n’a plus d’avenir.

Moi, je t’amène au-delà de tous ces dangers qui se pressent en toi. Tu n’auras qu’à avancer, un jour à la fois, simplement, jusqu’à l’autre bout du chemin. Là-bas. Laisse le temps passer. Accepte la nourriture qu’on te tends. Repose-toi, jusqu’à ce que tout soit fini.

-Pourquoi je ne suivrais pas ma foi?

-Ta foi sera plongée dans les braises de l’enfer jusqu’à ce qu’elle brûle et ne puisse en sortir que des cendres. Cupidon doit mourir et tout ce qui vient de lui sera détruit.

Toi, uniquement, tu resteras vivante. De cette façon, la vie sera encore possible. Tu pourras à nouveau reconstruire, rebâtir encore, tout au long du chemin qu’il te restera à vivre.»

Jusqu’à ce jour, je savais qu’on pouvait ressentir une intuition forte qui peut nous guider ou une force inconnue en nous-même pour survivre à des conditions où nous pouvons être en grand danger, mais jamais je n’aurais pensé pouvoir entendre le «Verbe», par ce timbre clair d’une voix vivante et humaine qui sait écouter, pleine d’amour et de bonté, convaincante, emplit d’assurance, pouvant apporter les mots justes, précis et parfaits, dans une situation donnée, n’étant pas nous, mais en nous…

Ce jour-là, j’ai été en deuil de beaucoup de choses. Toutes les parties de mon être étaient en peine. Mais cette voix est venue à moi. Et ce fut mon expérience de l’effusion de l’Esprit Saint en moi. Pour la première fois de ma vie, je l’entendais. C’était magique. Une chose surnaturelle. C’était nouveau. Le Verbe est apparu, à l’intérieur de moi. Atman, le grand. Et je n’étais pas pour imaginer un jour que le travail spirituel intérieur que je faisais de manière engagée sur moi insufflerait à travers moi cette merveilleuse voix divine et donnerait la Parole à une partie invisible en moi, individuelle, se montrant au-delà de ma Foi, mon Cœur, ma tête et mes tripes. Je me dois de considérer que je ne suis plus seule. Ce fils intérieur spirituel était né en moi et ce jour-là, il s’est adressé et manifesté à ma personne misérable et mortelle.

Je ne sais pas si quelqu’un est prêt à croire en mon histoire. En tout cas, moi, évidemment que j’ai accepté d’écouter ce que me disait cette voix. Cela me permit sur-le-champ de réintégrer la paix et l’équilibre en moi, devant la mise à mort de notre Ange ailé de l’Amour qui avait fêté ses 7 ans et en qui j’avais reconnu un grand pouvoir divin.

Ainsi fut son destin. Comme beaucoup d’autres cupidons, ces Anges moitié-divins moitié-mortels, pour qu’on puisse les tuer, nous les mortels, au grés de nos désirs et humeurs changeants et, par notre seul pouvoir de mortel: le libre-arbitre.

Après leur avoir donné la vie, les avoir fait travaillé pour nous, avoir abusé de leur vitalité et leur sincère dévouement, utilisé capricieusement et de manière immature, nous les jetons, par millions, dans la fausse de la mort, dans une danse incessante et macabre d’une humanité insolente et d’avance vouée à l’échec, étant si peu capable d’amener des Anges de l’amour à l’âge de maturité. Ainsi est notre époque dégénérée.

Le ciel sera-t-il encore longtemps clément ? Ne sait-il pas bien que la création d’un être humain en véritable Ange de Lumière est long et si laborieux… Que cela n’a pas de prix. Et parfois, en est à ce prix… Que cela tient souvent du miracle, d’une multitude de miracles consécutifs…

Amen

espritsaint

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Copyright © Auteur-AsuniDotCom, le lundi le 8 janvier 2018, rév. le 26 nov. 2018. Tous droits réservés.