Face au Dragon, la Mère divine presse le ciel à venir protéger en moi son Fils

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LA FEMME APOCALYPSE   Rubens 1623 – 1624 huile sur toile col. Paul Getty

Sous le signe de Saturne: Alors, quelques heures après, j’étais assise là, en recueillement, affligée et consternée. Et c’est là, soudain, que d’une manière complètement surnaturelle, une chose est apparu, hors de ma volonté. 

Au travers du plancher, une gueule béante d’un dragon a surgit. La gueule infernale de la bête cherchait à happer mon bras. Je n’ai même pas eu le temps de bouger que, dans un élan machiavélique, la tête rouge du reptile a disparut sous mes pieds, aussi vite qu’elle était apparut.

Mon sang se figea. Je compris que je venais de voir, de façon claire et sans aucun filtre, ma propre nature. Celle, effrayante, de la bête en moi, maléfique et terrible. Une façon éloquente pour prendre connaissance de l’organe Kandartigateur, ce prolongement de ma colonne vertébrale, depuis les infradimensions de l’enfer. La racine maléfique de ma personne. La bête en moi, surgissant de l’enfer, se manifestait à moi. Je pouvais mesurer ce que pouvait être en moi cette créature du diable.

Tout juste avant, pourtant, je venais de vendre mon âme à Yeshua Ben Pandira. Parce que j’étais devant l’erreur que je venais de commettre et j’avais du mal à me pardonner. Au point que j’eus besoin de m’en remettre au ciel, devant Yeshua Ben Pandira lui-même et remettre définitivement le corps, l’âme et la vie que j’habite, entre ses mains. 

Toute récolte de la vie se fait au mérite du cœur et ma faute était une insulte grave à tous les efforts que j’avais su démontré jusqu’à présent. À la vue du dragon, tout effort futur me paru vainc.

 Alors, sans se faire attendre, derrière moi, dans un geste maîtrisé et tranquille, une main s’est tendue vers moi. C’était celle d’un ange. Il descendait vers moi et sur ma nuque, l’ange a déposé sa main. Dans une drappure d’un bleu clair exquis, ses ailes imposantes, l’ange était plus grand que moi. 

Je ne sentais pas sa main sur moi mais sa paix me sortit de la détresse. Je découvrais que l’on me recevait au Ministère de Jésus. C’était la première fois que je voyais un ange. Son ange m’adressa la parole, il dit: «Tu prieras tous les soirs.» Puis il disparut.

Déjà, je sentais ma nature se révolter, mais je levais les yeux, joignit les mains en contrition. Pour la première fois de ma vie, je me confessais directement à Lui. En terminant, je le remerciais et le suppliait de ne jamais m’abandonner.

Ce jour-là, un ange me donna des ailes. Je suivis son conseil. Tous les soirs j’ai prié, même les soirs où j’oubliais de prier, je me relevais pour prier. Et cela tous les jours, sans imaginer un instant que l’ange était à l’oeuvre pour me guider et me préparait. J’ai prié durant un mois jusqu’à ce jour où j’accueillais celui qui allait plus tard devenir mon futur mari.

Emmanuelle Dubarle

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L’APOCALYPSE D’ANGERS
C’est une tenture de 50 m², 140 m de long, 4 m de haut avec 84 scènes en  2 registres, chaque scène mesure 1,5 x 2,5 m. Commandée par  de Louis 1er d’Anjou, 1339-1384,  fils de Jean le Bon ,  le carton est de Hennequin de Bruges, le tissage est de Paris , entre 1373 et 1383

LA FEMME DE L’APOCALYPSE

Le texte biblique est le ch. 12 de l’Apocalypse de Jean

Après la 7ème trompette 

12   Un signe grandiose apparut au ciel : une femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ;  

Elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement.

 3 Puis un second signe apparut au ciel : un énorme dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème.  

Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la femme en travail, le dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né.

 5 Or la femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ;

 6 et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, tandis que la femme s’enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu’elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.  

Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le dragon. Et le dragon riposta, avec ses anges,  

mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel.  

On le jeta donc, l’énorme dragon, l’antique serpent, le diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses anges furent jetés avec lui.  

10 Et j’entendis une voix clamer dans le ciel : « Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu’on a jeté bas l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu.

11 Mais eux l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir.  

12 Soyez donc dans la joie, vous, les cieux et leurs habitants. Malheur à vous, la terre et la mer, car le diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés.

13 Se voyant rejeté sur la terre, le dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’Enfant mâle.  

dragon-combat+mere-ailee+filsprotege14 Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps.  

15 Le serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d’eau derrière la Femme pour l’entraîner dans ses flots.  

dragon16 Mais la terre vint au secours de la femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du dragon.  

17 Alors, furieux contre la femme, le dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.  

18 Et je me tins sur la grève de la mer.

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Les Beatus

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Les Beatus sont des manuscrits ibériques des X siècle, XI siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l’Apocalypse rédigés au VIII siècle par le moine Beatus de Liébana.

Beatus peint par Facundus  en 1047

On appelle Beatus les manuscrits espagnols des Xe siècle et XIe siècle, plus ou moins abondamment illustrés, où sont copiés l’Apocalypse de Jean et les Commentaires du moine  Beatus de Liebana mort en 798

Ce sont des parchemins écrits et peints. La présentation des scènes sur un fond de larges bandes peintes, horizontales, ne correspondent à aucune réalité extérieure. Chaque élément est en relation directe avec le spectateur, mais n’entretient pas de relation structurale avec les autres éléments.

Le dragon domine la scène, comme serpent écaillé, comme l’hydre de Lerne. La Femme Vierge Eglise représentée en orante sans enfant , elle est désarmée et vulnérable dans sa beauté céleste, couronnée d’étoile, la lune sous ses pieds et le ventre solaire, elle est figure de la Nouvelle Eve, mais aussi de l’Eglise ayant pour mission de « mettre au monde » le Christ . En haut à droite, l’enfant déjà grand est auprès de Dieu.

En bas à droite : L’ange a enroulé une corde autour du cou de Satan,  le diable est déjà prisonnier puisqu’il  a perdu le combat, mais la queue du serpent continue à balayer des hommes pour les pousser vers ce lieu.

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Les Beatus Osma  1086 et   de San Miguel de Escalada 960. mettent en scène des dragons d’un autre type (naga de l’indouisme)  mais la Femme reste avec son ventre solaire

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Copyright © 27 octobre 2011, rév. le 8 janvier 2018. Emmnauelle Dubarle (Asuni).
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